Inspiration

The fainter part of the milky way's centre, which is home to Orion as well as Sirius, the brightest star in the night sky

Il faut toujours viser la lune car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. Oscar Wilde

This is my home where I captured by the wonder and awe of it's brilliance and infinite universal love.. J- the wellness tree.

 

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Sensation

Beautiful early morning ~

Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, Cahiers de Douai.

Dartmoor National Park, Devon

Commentaire rédigé
C’est avec ce court poème de deux quatrains que Rimbaud commence alors qu’il n’a pas encore 16 ans ses premiers exercices de poésie. A cet âge notre jeune poème a encore des sensations que ressentent bien des jeunes de cet âge, la quête d’un premier amour, le bonheur dans la nature, les promenades romantiques.

1-Un rêve d’adolescent fugueur
Le jeune poète annonce son projet pour l’été qui arrive, il ira dans les sentiers, au cœur de la nature pour laisser travailler tous ses sens, le toucher, l’odorat. Étrange titre que celui de sensation au singulier que l’on retrouve plutôt au singulier dans faire sensation, on peut aussi bien entendre ce titre dans ce sens, faire sensation en fuguant. La référence spatio-temporelle du premier vers évoque des paysages idylliques comme souvent en rêvent les adolescents, des ciels bleus d’été de romances amoureuses, des paysages sauvages, déserts. Les futurs, les pluriels indiquent la multitude des idées de destination possible et leur réalisation dans un avenir imprécis, on sait que ce sera l’été sans autre précision, la période des vacances scolaires car notre jeune poète est toujours scolarisé.

2 – Bonheur et liberté
La liberté est inséparable de la notion de bonheur. Il y a toujours un départ chez notre bohémien, un affranchissement des contraintes, un éloignement de la famille, une errance. Ce départ est mis en relief dans le premier quatrain par des assonances en é, voyelle ouverte, pour traduite l’ouverture nécessaire à ce départ. J’irai au futur marque bien la décision volontaire de partir, de ne pas rester où il séjourne actuellement, chez ses parents, le Rimbaud fugueur apparaît déjà dans ces premières lignes. Cette liberté suppose un espace affranchi de toutes limites, qu’évoque le vagabondage, loin des routes et des chemins traditionnels fréquentés. Il ira par les sentiers, ces marques de passage à peine perceptibles à la lisière des champs, foulant même la végétation si nécessaire. Son départ se fera loin des autres, seul. Son voyage s’apparente à une fugue, il n’a ni destination ni durée précise, il veut aller, au hasard, très loin, vers une sorte d’infini, de voyage sans retour. La nature lui tient lieu de protection, elle est douce, ce sont des soirs bleus d’été avec un peu de fraîcheur aux pieds. Cette nature se prête, par les sensations visuelles et auditives qu’elle suscite, aux rêves et aux désirs, l’amour infini lui montera dans l’âme. Cette nature douce prend l’apparence d’une femme maternelle qui accueille l’enfant fugueur et lui offre l’assurance d’une complicité immédiate. Par la nature, il retrouve le même bonheur amoureux qu’avec une femme.
L’auteur se rêve en vagabond, comme un bohémien, une sorte de sans domicile fixe condamné à l’exil et à une errance sans fin dans cette nature accueillante qu’il traverse, parcourt dans tous les sens. La répétition de l’adverbe loin indique bien la détermination de Rimbaud dans sa fugue.

3 – Femme et nature
Le rapport avec la Nature (que Rimbaud écrit avec une majuscule pour la personnifier ou la diviniser, à la manière des Romantiques) est décrit comme une forme d’amour, “Et l’amour infini me montera dans l’âme”. La nature est assimilée à une femme, ” heureux comme avec une femme”. Le rapport entre l’homme et la nature en dehors du rapport amoureux est un rapport d’équilibre, que l’on retrouve dans le même nombre de rimes masculines (sentiers/pieds, rien/bohémien) que de rimes féminines pleines de délicatesse ( menue/nue, âme/femme). La disposition particulière en rimes croisées masculine d’abord et féminine ensuite donne au poème l’idée d’un croisement, d’une rencontre non seulement entre l’adolescent et la nature mais aussi avec l’amour. L’atmosphère douce et musicale de la nature donne une impression de bien-être et de bonheur qui rappelle étrangement le bonheur amoureux. Cet amour, c’est le bonheur de la rencontre, de l’entente, de l’harmonie avec la nature qui remplace une femme.

Comme le suggère en outre le titre, l’image que l’adolescent se fait du bonheur est essentiellement sensuelle, subjective, individuelle et n’exige pas d’autre présence. Les sensations tactiles qui sont les plus souvent citées, “picoté”, “fouler”, “baigner”, “fraîcheur”, exigent un contact physique avec la nature, ces sensations ne peuvent exister que par le déplacement et non le rêve. Toute réflexion, toute conscience est exclue, “Je ne parlerai pas ; je ne penserai rien” vise à placer notre fugueur au cœur de la nature, dans sa plénitude sensorielle. Le bonheur est à ce prix, à la sensation pure, brute, non réfléchie ou imaginaire, voire pervertie par une interprétation subjective. On assiste par l’organisation syntaxique du dernier quatrain a une ascension progressive vers une exaltation sensorielle qui atteint son apogée au dernier vers. Le but, un équilibre matérialisé par le double tiret “heureux comme avec une femme”, c’est un état d’harmonie, de bonheur parfait comparable à celui que l’on peut rencontrer après d’une femme qu’on aime.

Conclusion
Dans ce court texte, on peut retrouve les sentiments d’une âme adolescente à la recherche du bonheur, le désir de s’évader du milieu familial, de se libérer des contraintes, de vagabonder dans la nature, de voyager. L’éveil de la sensualité s’exprime dans la quête de sensations que Rimbaud par timidité peut-être préfère trouver auprès de la nature qu’auprès d’une compagnie féminine.

http://rimbaudexplique.free.fr/poemes/sensation.html

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Les droits du lecteur selon Daniel Pennac

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La ponctuation, c’est important !

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Un hémisphère dans une chevelure

 


Lady Marjorie Manners, James Jebusa Shannon, 1900.

Un hémisphère dans une chevelure

Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air.

Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j’entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique.

Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures ; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l’espace est plus bleu et plus profond, où l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.

Dans l’océan de ta chevelure, j’entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d’hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l’éternelle chaleur.

Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d’un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes.

Dans l’ardent foyer de ta chevelure, je respire l’odeur du tabac mêlé à l’opium et au sucre ; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l’infini de l’azur tropical ; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m’enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l’huile de coco.

Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.

Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris.

Commentaire composé
Problématique : En quoi ce texte en prose peut-il être considéré comme un poème ?

I- Des effets de poésie dans la prose

Il s’agit d’un poème en prose qui se compose de paragraphes (7) et ne s’appuie pas sur des vers ou des rimes.

Pourtant, on note des effets de poésie.
Ainsi, on remarque une boucle entre le début et la fin du poème par la répétition de la structure « Laisse-moi » + verbe à l’infinitif + adverbe « longtemps » + « souvenirs », boucle qui permet d’entourer le poème dans un effet à la fois d’évocation (le souvenir), d’invocation (« laisse-moi ») et de rimes. Cette boucle est redoublée par l’anaphore du « dans » aux 3ème, 4ème et 5ème paragraphes, anaphore qui permet d’introduire un effet rythmé de répétition, à défaut de rimes.

L’image de la boucle se construit cependant sur des oppositions entre les verbes : « respirer » / « mordre » et les souvenirs : « secouer » / « manger », permettant d’opposer l’action, ce que fait le verbe, à la rêverie, à ce que constituent les souvenirs. Il s’agit dès lors de noter par le verbe, donc l’écriture poétique, ce que l’imagination reconstitue.

Un même rapport s’observe avec la répétition de « tout ce que », qui renvoie à un « tout », une quantité, contenue dans un peu, un « ce » indéterminé. Cette répétition nous renvoie au thème principal du poème, la chevelure, rappelée au début de chaque paragraphe, comme un leitmotiv ou un thème musical.
La chevelure, enfin, apparaît aussi sous le jeu des métaphores, chevelure-océan du quatrième paragraphe.

Ainsi, même en prose, le poème apparaît comme tel par l’utilisation des figures de styles autour d’un thème lui aussi poétique.

II- Une évocation poétique

1- sens et sensualité

Tous les sens sont en effet évoqués, chacun d’entre eux renvoyant à un univers particulier très marqué par la sensualité.

– L’odorat, « respirer », « odorant », « parfum », « parfumée », « odeur », se rapporte tout d’abord à la chevelure, puis touche à la sensualité « peau humaine ». Elle renvoie également aux paradis artificiels, à ce qui est du domaine de l’extase.

– La vue permet également de distinguer les « grandes mers », « espace » + « bleu et plus profonds ». En fin de poème, elle permet à « l’infini de l’azur tropical » de « resplendir ». Le poème évolue d’un élément distinct « tout ce que je vois (…) dans tes cheveux » vers un périmètre de plus en plus grand.

– L’ouïe est peu représentée et se concentre sur l’activité poétique, « entend », « chants mélancolique ». Elle permet également le voyage intérieur.

– Le toucher : fraîcheur et chaleur s’opposent, entre eau de source et foyer ardent. Les contacts de même oscillent entre dureté, caresses et mouvements du roulis. De ce qui constitue le rapprochement, on passe ainsi à un mouvement plus ample qui intègre le voyage.

– les goûts enfin, qui nous renvoient aux « fruits », puis à l’action de « mordre », « mordiller » ou « manger », avec une allitération en « m » qui figure le mâchouillement.

Le poème, par son évocation des cinq sens et la forte présence de la sensualité permet ainsi à sa forme d’épouser son contenu, comme un redoublement de la sensualité à l’évocation des sens.

2- La chevelure

Cette sensualité est maintenue autour de la chevelure, déployée en quelque sorte sur le poème comme pourraient l’être des cheveux. C’est en effet elle qui permet le déclenchement du rêve (second paragraphe) comme du voyage (second paragraphe, troisième) ou du souvenir (5e).

À la fois présence sensuelle, elle est également celle qui ouvre l’infini des possibles, le voyage notamment, que ce soit dans l’imagination ou le rêve.

3- Un voyage immobile

Le poète est en effet passif, récepteur en quelque sorte des souvenirs amenés par la chevelure elle-même (« pour secouer des souvenirs dans l’air »). Ses actions sont limitées, et seule la chevelure semble posséder le pouvoir d’activer le souvenir, le rêve ou la mémoire.

Ces rêves, cette mémoire, passent ainsi de la chevelure, élément déclenchant, à l’écriture, poétique par l’accumulation des métaphores, sans que le poète y participe activement. Il semble dès lors plus témoin qu’acteur, la chevelure occupant la place centrale du poème et de l’action. C’est celle qui déclenche et en même temps remplit le poème.

Elle permet alors au poète de laisser libre-cours à son imagination dans l’évocation d’un univers poétique.

III- Un univers poétique

1- Le rêve

– De la passivité naît en effet le rêve, évoqué explicitement (« Tes cheveux contiennent tout un rêve ») ou suggéré par le champ lexical du repos (chambre, nuit de la chevelure).

– les perceptions ainsi oscillent, comme dans un rêve, entre l’extrêmement précis (la vie sur un port par exemple) et l’imprécision du « tout ce que » qui renvoie à un ensemble, à une succession de petites choses sans détermination claire. Le choix du verbe « entrevoir » participe de cet élan poétique du rêve, un peu à la manière d’une vision en brouillard mais attentive à tenter de percevoir.

– Mais le pouvoir du rêve permet surtout de créer un univers propre, c’est-à-dire d’offrir l’immensité du voyage ou du rêve. Ce que permet la chevelure, c’est la rencontre d’un « hémisphère », un continent d’hommes et de bruits accessible par les rêves qu’elle suscite.

2- Un voyage double

Ce voyage est cependant double.

– Il renvoie en effet à un lieu par le champ lexical de l’exotique, autour de « charmants climats », la « chaleur » ou l’« azur tropical » et des éléments plus inattendus comme « l’opium », la « coco ». Ce lieu n’est pas pourtant pas localisé précisément même si le lecteur devine qu’il s’agit d’un « hémisphère » au sud, sans précision autre que cet indéfini. Il semble s’agir alors d’un pays rêvé, fantasmé, où tous les éléments propices au bien-être et à la sensualité se retrouvent.

– Ce voyage est également celui que permet la mémoire. Le jeu autour des temps verbaux, entre le présent d’énonciation [1] et le présent du rêve, à valeur de futur ou de passé, proches, se double de mouvements temporels : « retrouve », « je vois resplendir ».

3- Le chant harmonieux

– les choix sémantiques (les sens, le voyage, la mémoire) comme la sensualité assurent une unité au poème qui semble rendre compte d’une certaine sérénité. La forme globale du poème, harmonieuse dans sa distribution, participe à cette impression d’apaisement.

– l’unité est aussi celle de l’écho phonique permis par la boucle, que nous avons évoquée, par la richesse des répétitions (comme celle qui permet la convocation en début et fin de poème de l’adverbe « longtemps ») et par le sème de la chevelure présent à chaque début de paragraphe. Il se crée alors un chant harmonieux sous le signe de la déclaration.

http://www.eclairement.com/Un-hemisphere-dans-une-chevelure

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Homophones

Sa est un adjectif possessif. Il est placé devant un nom et indique la propriété, l’appartenance : Elle aime beaucoup sa maison.

ça est un pronom démonstratif qui remplace familièrement cela : La pluie ? Il ne manquait plus que ça !

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Fan de lecture !

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Ah l’accord du participe passé !

Quand, à l’horizon du cours de français, se lève pour la première fois, nuage lourd de menaces, le participe passé conjugué avec l’auxiliaire « avoir », l’enfant comprend que ses belles années sont à jamais enfuies et que sa vie sera désormais un combat féroce et déloyal des éléments acharnés à sa perte.

L’apparition, dans une phrase que l’on croyait innocente, du perfide par­ticipe passé déclenche, chez l’adulte le plus coriace, une épouvante que le fil des ans n’atténuera pas. Et, bien sûr, persuadé d’avance de son indi­gnité et de l’inutilité du combat, l’infortuné qu’un implacable destin fit naître sur une terre francophone perd ses moyens et commet la faute. À tous les coups. (…)

Pourtant, s’il est une règle où l’on ne peut guère reprocher à la gram­maire de pécher contre la logique et la clarté, c’est bien celle-là. (…) Quoi de plus lumineux ? Prenons un exemple : «J’ai mangé la dinde.» Le com­plément d’objet direct «la dinde» est placé après le verbe. Quand nous lisons «J’ai mangé», jusque-là nous ne savons pas ce que ce type a mangé, ni même s’il a l’intention de nous faire part de ce qu’il a mangé. Il a mangé, un point c’est tout! La phrase pourrait s’arrêter là. Donc, nous n’accordons pas «mangé», et avec quoi diable l’accorderions-nous ? Mais voilà ensuite qu’il précise «la dinde». Il a, ce faisant, introduit un complément d’objet direct. Il a mangé QUOI ? La dinde. Nous en sommes bien contents pour lui, mais ce renseignement arrive trop tard. Cette dinde, toute chargée de féminité qu’elle soit, ne peut plus influencer notre verbe «avoir mangé», qui demeure imperturbable. Notre gourmand eût-il dévoré tout un troupeau de dindes qu’il en irait de même : «mangé» resterait stoïquement le verbe «manger» conjugué au passé composé. Maintenant, si ce quidam écrit «La dinde ? Je l’ai mangée» ou «La dinde que j’ai mangée», alors là, il commence par nous présenter cette sacrée dinde. Avant même d’apprendre ce qu’il a bien pu lui faire, à la dinde, nous savons qu’il s’agit d’une dinde. Nous ne pou­vons plus nous dérober. Nous devons accorder,-hé oui. «Mangée» est lié à la dinde (c’est-à-dire à «I’» ou à «que», qui sont les représentants attitrés de la dinde) par-dessus le verbe, par un lien solide qui fait que «mangée» n’est plus seulement un élément du verbe «manger» conjugué au passé composé, mais également une espèce d’attribut de la dinde. Comme si nous disions «La dinde EST mangée».

François Cavanna, Mignonne, allons voir si la rose, Livre de Poche

Le foutu Participe Passé - il s'accorde ou il s'accorde pas? ;)

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Roger Federer

Le tennisman suisse a confirmé un peu plus qu’il était le plus grand joueur de l’histoire de son sport, en remportant le 29 janvier 2017 l’Open d’Australie. Très précieux pour ses sponsors, le champion n’a pas pâti de ses résultats en demi-teinte ces dernières années.

Roger Federer a écrit dimanche une nouvelle page d’une légende déjà énorme. En remportant à 35 ans son 18e tournoi du Grand Chelem, le Suisse a ravi les amateurs de tennis (et les autres), comme ses sponsors, sûrement enchantés de voir leur poulain revenir sur le devant de la scène.

C’est que Roger Federer est un ambassadeur de choix. “Il a peaufiné une image exceptionnelle”, résume Michel Desbordes, enseignant en marketing sportif à l’Inseec. Selon Forbes, Federer avait touché entre juin 2015 et juin 2016 pas moins de 60 millions de dollars de revenus de sponsoring soit près de deux fois plus que Novak Djokovic, qui avait pourtant raflé presque tous les tournois sur cette période.

Et, début janvier, la London School of Marketing l’avait même consacré comme sportif le plus “marketable” au monde, devant le basketteur LeBron James. “Même si les années sont moins fastes pour Roger Federer, ses contrats fructueux prouvent que les traits personnels d’un sportif peuvent aussi être un élément important des contrats de sponsoring”, soulignait Jacques de Cock, un des auteurs de l’étude, cité par le site officiel de l’ATP.

De fait, que ce soit Rolex, Mercedes, Nike, Gillette ou Jura, les sponsors du Suisse sont en effet à ses côtés depuis plus de 10 ans. Il faut dire que Roger Federer incarne probablement l’ambassadeur rêvé pour eux. “Le sponsoring revient à chercher du transfert d’image et de valeur en s’associant à un événement ou un joueur”, rappelle Virgile Caillet, délégué général de l’union sport et cycle et spécialiste en marketing sportif. “Avec Roger Federer, de par son palmarès et sa qualité de jeu, on va chercher le côté établi, la référence, le haut de gamme. Il est le parfait complément d’un Djokovic qui, lui, va plus être dans le registre de l’humour, de l’auto-dérision. Pour les marques de voitures, Djokovic c’est Peugeot, Federer c’est Mercedes: il y a peu d’aspérité chez le Suisse”, ajoute-t-il.

Roger for Mercedes.

“Sa personnalité s’exprime dans son jeu avec ses qualités: régularité, robustesse, élégance et surtout précision. Ce sont des choses importantes pour les marques premium notamment pour l’horlogerie”, analyse de son côté Jean-Philippe Martzel, président d’Interbrand France.

federerblog: ““Roger is probably one of the best players that ever played the game. He’s been so great to tennis, because he is such a personality. Everybody loves Roger - the way he plays, the way he...

Un logo à part

Twitter / TheBeatlesmyall

Conscient de son potentiel marketing, Roger Federer a créé en 2003 un logo “RF”, ultra-visible sur ses vêtements, qui semble le préparer à sa reconversion. “Son truc particulier c’est vraiment ce co-branding qu’il a mis en place avec Nike. Il s’est servi de l’exemple de Michael Jordan et des Nike Air Jordan qui ont ensuite permis au basketteur de créer des lignes de vêtements Air Jordan indépendamment de Nike”, souligne Michel Desbordes. “Il assure la notoriété de sa marque tout au long de sa carrière et quand le temps sera venu il pourra l’exploiter pour lui-même”, poursuit-il. Avant de conclure: “Que ce soit dans le jeu ou dans le reste, Roger Federer a été un visionnaire”.

La marque “RF” de Federer

Mais pour exploiter son image et développer son propre business, il faudra que Roger Federer devienne une marque en tant que telle. Ce qui n’est pas encore le cas, selon Jean-Philippe Martzel. “Pour l’instant, il est une marque en devenir. D’ailleurs RF reste un logo, une identité et non une marque à part. Roger Federer a toutes les qualités pour y arriver, avec des fondations solides et pertinentes”, considère-t-il.

“Mais les sportifs qui sont devenus des marques, comme Éric Cantona ou David Beckham, sont allés au-delà du champ sportif, pour apporter quelque chose de différent de par leur personnalité et leurs prises de position. Ces sportifs devenus des marques ont cédé à leurs émotions. Federer, on ne sait pas très bien ce qu’il pense”, développe Jean-Philippe Martzel.

Roger Federer pourra néanmoins utiliser une cote de popularité immense. “Il a un tel coefficient de sympathie qu’il est impossible pour une marque de le quitter sans prendre un risque d’image“, note Virgile Caillet. Et Michel Desbordes d’abonder: “Partout où il va, il change de langue, parle français en France, italien en Italie, anglais aux États-Unis, allemand en Allemagne, toujours très respectueux du pays qui l’accueille. Au pire on peut être indifférent à Federer. Mais on ne connaît personne qui ne l’aime pas“.

Julien MARION – BFM Business – 30 janvier 2017

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De l’intérêt de la lecture

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La meilleure habitude à prendre : lire.
Juste quelques minutes par jour.

Selon l’étude menée par le Dr. David Lewis, neuropsychologue et chercheur à l’Université du Sussex, la lecture est le moyen le plus efficace de diminuer son stress, loin devant le fait d’écouter de la musique, boire un thé ou aller se promener.

Lire en silence pendant seulement 6 minutes permet de faire baisser la nervosité et la tension de plus de 60%. Une courte session de lecture quotidienne (environ 5 à 6 pages) a un impact significatif sur le cerveau. Elle améliore la qualité du sommeil et la communication avec les autres, augmente l’empathie, la créativité, le niveau de bonheur. Votre vocabulaire peut même être multiplié par deux. Le tout en 6 minutes.

Source : http://www.oneminuteproject.com/

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